Campagne de communication sur l'égalité femmes-hommes dans les villages Goroubanda, Gamkallé et Saga dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Appui aux producteurs ruraux avec égalité de genre et accès à l'emploi des jeunes dans les communes I et IV de Niamey ».

I. Objectif général

L’objectif général visé à travers cette activité est de mener une campagne de communication sur l’égalité des chances entre les femmes et les hommes dans les villages de Goroubanda, Gamkallé et Saga, et de diffuser des messages portant sur les droits des femmes, l’égalité femmes-hommes et la construction d’une société plus égalitaire et inclusive.

II. Objectifs spécifiques

  • Mener une campagne de communication sur l’égalité femmes-hommes dans les villages de Goroubanda, Gamkallé et Saga ;

  • Diffuser des messages simples sur les droits des femmes et des jeunes, l’égalité femmes-hommes et la construction d’une société plus égalitaire et inclusive ;

  • Convenir avec les médias d’une plage de diffusion et de rediffusion des spots ;

  • Évaluer les effets des messages diffusés par les médias à travers des fiches de suivi ;

  • Contribuer à la promotion d’une société plus égalitaire et inclusive entre les producteurs ruraux (hommes et femmes) ;

  • Sensibiliser les populations de ces trois villages aux droits des femmes, des jeunes et des autres groupes vulnérables ;

  • Recueillir des données quantitatives et qualitatives sur les pratiques discriminatoires à l’égard des femmes, des jeunes et des autres groupes vulnérables dans les communes bénéficiaires ;

  • Identifier les pratiques discriminatoires existantes ;

  • Mobiliser les moyens matériels et humains nécessaires à la réussite des séances de formation et de sensibilisation (matériel d’exposition photographique : tirages photo, installations, kakémonos, etc. ; publicités vocales ; publications sur les réseaux sociaux, etc.).

III. Groupes cibles

  • Les producteurs agricoles (hommes, femmes, jeunes) ;

  • Les responsables des services des arrondissements communaux ;

  • Les autorités coutumières et religieuses ;

  • Les organisations de la société civile (OSC) ;

  • Les hommes et les femmes en situation de vulnérabilité en raison de leur genre, ainsi que leurs ménages ;

  • Les organisations à base communautaire (comités villageois de développement, organisations de femmes et de jeunes, organisations paysannes, coopératives) ;

  • Les leaders traditionnels (chefs) et religieux (imams, prêtres, pasteurs, etc.) ;

  • Les acteurs institutionnels (administration, communes, autorités coutumières, oulémas, projets et programmes de développement, opérateurs et opératrices économiques) initiant ou non des actions en faveur de l’égalité de genre ;

  • Les acteurs de la société civile et politique : organisations de défense des droits humains, réseaux et groupements féminins, associations, ONG, syndicats, partis politiques, organisations de travailleurs et patronat ;

  • Les établissements scolaires et éducatifs ;

  • Les médias, les structures de quartiers et les places publiques en général.

IV. Quelques messages diffusés

  • L’accès à la propriété foncière demeure une préoccupation majeure pour la femme rurale nigérienne. Acquittons-nous de nos responsabilités en facilitant et en renforçant l’accès des femmes à la terre.

  • Certains mécanismes traditionnels ne favorisent pas l’acquisition de la terre par héritage. Toutefois, d’autres voies d’acquisition existent : le gage, l’achat, le prêt et le don. Respectons le droit des femmes à acquérir une terre.

  • Le Code rural nigérien attribue un titre de propriété à tout citoyen, sans distinction de sexe, en remplacement des modes de propriété traditionnelle en milieu rural. Respectons le droit des femmes à accéder à la propriété.

  • La femme nigérienne constitue une force motrice essentielle des familles et des communautés. Elle est présente dans toutes les sphères d’activités économiques, même si sa contribution n’est pas toujours prise en compte dans le produit national brut. Respectons ses droits et facilitons son accès aux ressources afin qu’elle contribue pleinement au développement économique de la famille et de la communauté.

  • Soyons reconnaissants et sensibilisons les décideurs, les leaders d’opinion et l’ensemble de la population à la contribution des femmes dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Cette contribution traduit l’engagement des femmes nigériennes.

  • Mobilisons-nous toutes et tous pour la promotion des droits des femmes et facilitons leur accès à la terre, au logement et à un abri décent.

  • Les femmes et les filles occupent une place centrale dans la communauté. Respectons leurs droits, soutenons-les dans la lutte contre la pauvreté à travers un meilleur accès aux ressources et veillons à ce que chaque fille et chaque femme soit traitée avec dignité et respect.

  • Affirmons que les droits de chacun doivent être reconnus et respectés, en particulier ceux des femmes, des filles, des personnes pauvres et marginalisées.

L’emploi des jeunes est une responsabilité sociale.

  • Chers jeunes, entreprenons et retournons à la terre ;

  • Chers jeunes, engageons-nous à cultiver et à incarner une citoyenneté responsable (civilité, civisme et solidarité) ;

  • Chers jeunes, engageons-nous à promouvoir et à incarner la culture de la paix et de la non-violence ;

  • Chers jeunes, engageons-nous à bannir les contre-valeurs suivantes : la paresse/fainéantise, l’impatience, le pessimisme et la déviance sociale.